Le sexe omniprésent dans le monde médical ?
50 nuances chez les blouses blanches
Le sexe omniprésent dans le monde médical ?

50 nuances chez les blouses blanches

02 Mar. 2018

Peut-être rêvez-vous de rejoindre les rangs du monde médical. Si c’est un parcours long et difficile qui attend les candidats, ce milieu a aussi ses petites compensations plutôt olé-olé, qui ne relèvent pas que de la légende…

Il y a le médecin généraliste surchargé, l’aide soignant(e) hospitalier au bout du rouleau, le spécialiste auprès duquel il faut attendre un an avant le premier rendez-vous, l’infirmière à domicile dont chaque jour de travail compte un tour d’horloge, l’étudiant en fac qui se dope aux amphétamines… Bref, tout un petit monde qui travaille dur.

 

Et qui travaille au corps, littéralement. Ce corps souffrant, qu’il étudie dans les moindres détails, ausculte, pique, charcute, ampute quelques fois, nettoie, bande, manipule en tous sens, duquel il accouche les nouvelles générations, et auquel il ferme définitivement les yeux aussi, souvent…

 

Et puis il y a les heures, ces longues heures passées au contact des malades mais aussi des collègues dans les hôpitaux, les nouvelles "maisons de santé", et l’atmosphère plus ou moins feutrée des cabinets libéraux. Quelques fois, ça créée de la promiscuité, jusqu’à l’attirance sexuelle.

De l'aveu même des principaux intéressés, le milieu médical recèle de nombreuses "histoires de cul".

Inutile donc de se voiler la face. Mais le sexe en blouse blanche recouvre des situations très diverses. Comme dans n’importe quel milieu de travail, il y a bien évidemment des rencontres parfaitement honnêtes qui évoluent en une relation de couple ordinaire et "officielle".

 

Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. En immersion, c’est beaucoup plus coquin (ou sordide, selon les cas), avec des coucheries incessantes et de non moins perpétuels changements de partenaires. Certes, toute cette charmante troupe s’ébat dans le cadre de relations majoritairement consenties, mais aussi, quelques fois, un peu moins…

 

Et là, on ne peut pas éluder le problème du sexisme, question sur laquelle le milieu médical n’a rien à envier à Hollywood, semble-t-il. Gestes déplacés, allusions appuyées, blagues machistes et comportements carrément misogynes sont le lot commun d’une grande partie des personnels hospitaliers, essentiellement féminins. C’est ce qu’à révélé une grande enquête nationale de l’Inter-syndicat national des internes en Septembre 2017.

 

Dépassons le mythe de l’infirmière nue sous sa blouse, qui vaudrait à n’importe quel quidam de se faire écharper par ladite infirmière à la seule évocation de ce fantasme éculé.

Cependant, six femmes sur dix se déclarant victimes de sexisme ordinaire.

De la part de qui ? Principalement, de médecins qui sont aussi leurs supérieurs hiérarchiques, voilà qui n’a rien d’une blague, serait-elle de mauvais goût.

 

Certains n’hésitent pas à évoquer un "besoin de décompresser" pour justifier leurs attitudes, d’autres invoquent la tradition, comme pour les bizutages (ceux des facs de médecine ont longtemps défrayé la chronique pour leur côté trash et dégradant) et les rituels carabins des salles de garde, si hardiment décorées avec leurs fresques érotiques. Il paraît qu’elles sont exécutées par des jeunes des Beaux-arts…

 

Par bonheur, ces libertinages n’entament en rien les vocations féminines dans les métiers de la santé. Les filles sont globalement majoritaires dans les dernières promos, et nul doute qu’elles feront bouger les lignes. Non qu’il faille éradiquer la pratique débridée de la bagatelle dans ce milieu, mais le sexisme primaire, oui !

 

Jean-Pierre GIESS

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1 commentaire

Par alex il y a 2 ans
oh c'est chaud à l'hôpital !
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